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Adieu MADILU Multisystem

"La baobab de la Rumba Congolaise.... Le fils spirituel de LUAMBO MAKIADI...Toyebi te soki tokozua lisusu mongongo oyo. Que ton ame repose en paix.."

20 août 2009

Madilu System demeure un chanteur hors pair

Kinshasa, 19/08/2009 / Musique

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Photos d'archive: Madilu System et JP-BUSE à Montréal ( Canada)

Les mélomanes kinois, en particulier et autres musiciens se souviennent encore de l’héritage artistique qu’a laissé ce chanteur amuseur hors pair. En écoutant les airs de ses chan­sons, Madilu System apporte la bonne humeur.

Disparu le 11 août 2007 aux Cliques universitaires du Mont ­Amba, à l’âge de 57 ans, Jean de Dieu Bialu Madilu demeure enco­re présent à travers ses œuvres phonographiques dans les cours des mélomanes.

Les mélomanes kinois, en particulier et autres musiciens se souviennent encore de l’héritage artistique qu’a laissé ce chanteur amuseur hors pair. En écoutant les airs de ses chan­sons, Madilu System apporte la bonne humeur.

Il a su en son temps caricaturer les faits sociaux et incarne le sort de plusieurs person­nes. Tel que témoigne mon con­frère Siki Ntetani Mbemba, avec Madilu, l’ennui n’était presque ja­mais au rendez-vous.

Il s’avait détendre par de pe­tits récits. Aux lieux de regroupement ou en voyage, ses facéties meublaient le temps du groupe. Cette faculté lui permettait l’aisan­ce de posture quel que soit le nom­bre de personnes autour de lui.

Ainsi, il était entré dans le monde d’Orphée où il s’était introduit comme chanteur. En chroniqueur aver­ti de la musique congolaise, notre confrère Bob Ambongo renchérit: Madilu était un grand chanteur qui savait manipuler sa voix à tra­vers divers styles de musique la rumba fiesta, rumba odemba, le boléro et la salsa.

Il avait cette habitude de composer des chan­sons à thème au même titre que son aîné Luambo Makiadi qui pour lui a été un repère, un modèle qui l’a toujours inspire...

Et que retenir de son par­cours artistique ? Siki Ntetani Mbemba nous renseigne que Madilu System entame, en effet, la carrière musicale sous a férule de Papa Noël Nedule avec l’or­chestre Bamboula qui se disloque après sa participation à un festival international.

L’occasion d’exercer pleinement son métier s’offre prés de l’actuel marché Mariano, dans les environs de la rue Yakata, dans la commune de Ngiri-Ngiri, où habite Yonsa Taluki dont les violons ne se sont pas accordés avec Seskain Molenga, créateur de l’or­chestre Bakuba ayant en vedette le gros Jean Kabasele Yampanya alias Pépé Kallé qui explose dans le tube « Nazoki ».

Bialu Madilu Makiese est, avec un autre chanteur, Pindu Pères, aux côtés du soliste Yonsa pour former l’ensemble Bakuba auquel, pour le distinguer, sont ajoutées les lettres initiales des noms du trio Madilu -Yonsa - Pin­du pour donner le sigle Mayopi, Bakuba Mayopi.

« Zene » couron­ne leur union et bouscule les hit ­parades. Madilu dont les tremolos de la voix ressemblent étrange­ment à ceux de Pépé Kale, se révèle auprès des mélomanes.

Cependant, des problèmes de marketing et surtout de leadership se posent au point de pro­voquer la dislocation du jeune grou­pe.

Madilu Bialu qui prend le nom de Père Zikalpens s’en va monter son propre ensemble appelé Pam­ba-Pamba avec lequel il lance la chanson « Madilu System » sous le label de la nouvelle maison d’édi­tion de Maxime Soki Vangu, res­ponsable numéro 1 de l’orchestre Bella-Bella.

Gérer son petit mon­de s’avère très difficile tant et si bien qu’il opte pour une embauche dans l’orchestre International Afri­sa de son idole, Pascal Sinamoya Tabu Ley. Au bar Type Ka, dans le prolongement de la piste d’atterrissage de l’aéroport de Ndolo, dans la commune de Kinshasa, ses apparitions passent néan­moins inaperçues.

Il est alors aperçu, en 1979, au music-hall Un-Deux-Trois, dans la commune de Kasa-Vubu, où il est attire par le grand maquisard Daniel Ntesa Nzitani dit Dalienst qui officie dans l’autre grande école qu’est le Tout Puissant OK Jazz du grand maître Luambo Ma­kiadi Lokanga La Ndju Pene Franco.

La ligne d’attaque est compo­sée des monstres sacrés tels que Dalienst, bien sûr, Josky Kiam­bukuta Londa, Pepé Ndombe Ope­tum, Jo Mpoy, B False Pascal Wuta Mayi et même Diato Lukoki, Lo­kombe.

Y avoir une place exige énormément de patience, de per­sévérance et même de chance d’autant moins que le patron ne croit ni à son esprit d’initiative, ni à son talent en lui collant simplement l’étiquette d’imitateur de Pépe Kallé.

D’ailleurs, quand il s’agit des voyages importants pour lesquels il faut réduire l’équipe, le critère d’indispensabilité plaide toujours en défaveur de Madilu. En 1983, après moult atermoiements, Bia­lu Madilu est retenu en dernière minute dans la délégation du TP OK Jazz invitée pour une tournée en Europe.

A quelque chose malheur est bon, dit-on. Il arrive que les titulai­res au chant entrent en froid avec Luambo Makiadi sur leurs droits après plusieurs productions. La réaction de celui-ci est de leur prouver que leur rébellion ne peut pas bloquer le respect des con­trats passes avec les producteurs et partenaires.

Alors, il s’enferme avec le mal aimé Madilu qu’il sou­met à un travail intense de réajus­tement de la voix pour lui donner un cachet propre, auquel celui-ci s’astreint avec zèle.

Sur le plan discographique, le résultat est saisissant avec le l’arguage des albums aux titres-cultes comme « Non », Mario, « Mamou », « Oyo nini ? « sans oublier sa composition »  Pesa po­sition ».

C’est l’apothéose Lorsque Luambo Makiadi revient au pays avec sa troupe en 1986, Madilu est au summum de la gloire. A la télé­vision comme en concerts, il est réclame puis qu’adulé.

« Melesi bapesaka na mbwa  confirme l’en­vol. De retour en Europe depuis bien longtemps et après avoir ho­noré quelques contrats, Luambo Makiadi meurt le jeudi 12 octobre 1989 à Namur, en Belgique.

Le rapatriement de sa dépouille, deux jours plus tard, est marqué par l’absence, entre autres, de Madilu. Les commentaires vont bon train dans tous les sens.

Quand il débarque à Kinsha­sa plusieurs semaines après, il retrouve néanmoins les autres membres du TP OK Jazz avec les­quels il livre quelques concerts, après la levée du deuil.

La danse «  Mayeno » sert de support aux chansons « Voisin », « Eau bénite », Dathy Pétrole, « Cabinet. Molili », « Diarrhée verbale », «  Hommage à Luambo », «  Magali », « Ofela ». Mais, entre la famille biologique du défunt et les composants de l’or­chestre, surgit un désaccord sur le pourcentage à se partager en­tre les deux parties.

La majorité, si pas tous les musiciens convien­nent avec Simaro Lutumba Ndo­manueno pour monter Bana OK en prenant leurs distances du TP OK Jazz. Approché pour remon­ter le légendaire ensemble musi­cal, Madilu préfère entamer une carrière en solo d’ou naissent « Ya Jean », « Frère Edouard ».

Toute­fois, pour agrémenter les manifes­tations auxquelles il est convié, ici comme en dehors des frontières nationales, la nécessité d’avoir un groupe d’accompagnement s’impo­se et il la baptise simplement Madilu System.

Parallèlement, avec le con­cours des musiciens de studio en Europe, il enregistre « L’eau Yaya ou Saint Paul . Le titre qui accroche le plus est lancé fin 2005 « Juste un peu d’amour. En bon blagueur jean de Dieu Bialu Madilu termine naturellement sa trajectoire avec la chanson « Bonne humeur qui sera sur le marché dans les prochains jours.

(Milor/BT/PKF)

Uhuru

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08 mai 2008

Les dernières oeuvres de Madilu

MADILU_SYSTEM_avec_ses_2_danseues_a_ORLEANS_le_08_Avr

La photo ci dessus: Madilu System et ses danseuses ( Orleans)

Kinshasa, 08/05/2008 / Musique

On peut simple ment regretter que l’opé rateur économique séné galais se soit empressé de sortir « Dernière volon té » au premier semestre de cette année.Les méloma nes ne se sont pas en core lassés d’audition ner « Bonne humeur » de Madilu, sorti l’année passée, que Syllart Pro duction vient de larguer d’autres nouveautés de cette star. Ces oeuvres inédites ont pour titres, « Ingratitude », « Mon cas » « NesNes » et « Mère Eve ». Madilu avait retiré de « Bonne humeur » les quatre titres cites ci-haut alors que les clips étaient déjà tournés. « Syllart Production », l’éditeur de « Bonne humeur » s’est décidé à éditer ces qua tre chansons en ajoutant quelques vieilleries.

Les quelles ont pour titres : « Franco de Mi Amor », « Co lonisation », « Voisin », « Si je savais ça », « Juste un peu d’amour », etc. Le nouveau disque de Madilu édité par le producteur sénéga lais comporte 14 titres. II l’a titré « Dernière volonté ».

On peut simple ment regretter que l’opé rateur économique séné galais se soit empressé de sortir « Dernière volon té » au premier semestre de cette année. « Bonne humeur » et « Dernière volonté » vont probable ment se télescoper. Com me. « Dernière volonté » comporte 14 titres, Syllart Production a mis à la por tée du public un coffret, c’est-à-dire un support contenant des CD et des DVD. Dix chansons sont en CD et quatre en DVD.

(Milor)

Jean-Pierre Nkutu/Le Phare
Source : DigitalCongo.net


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